Compassion : la solidarité du cœur

Une de mes étudiantes, la semaine dernière, après m’avoir entendu parler de compassion à plusieurs reprises, m’avoua qu’elle avait du mal à comprendre pourquoi la compassion était une bonne chose. Ce que je comprends très bien, car en français, il est vrai que le concept de compassion n’est pas si aisé à combiner avec un sentiment positif…

Un jour, j’ai trouvé cette définition : La compassion (du latin « cum patior », je souffre avec et du grec « συμ πἀθεια », sym patheia, sympathie) est une vertu – par laquelle un individu est porté à percevoir ou ressentir la souffrance d’autrui, et poussé à y remédier.

La compassion trouve ses racines dans le respect pour la dignité envers toutes formes de vie et le désir de voir cette dignité triompher. Décrit par les mots sanskrits “maitri” et “anukampa”, la compassion bouddhiste fait référence au désir de libérer de la souffrance et d’apporter de la joie. En tant que solidarité avec toute forme de vie, la compassion nait du souhait d’une joie et d’un bonheur mutuels.

Ainsi, « la compassion véritable, selon le Bouddhisme, est de rendre capable autrui, en l’aidant à trouver la force et le courage à l’intérieur de sa vie et de lui-même pour surmonter ses problèmes » (www.sgi.org/buddhism …). Ainsi, l’essence de compassion est la responsabilisation/autonomisation.

Personnellement, donner/partager un cours de yoga implique d’offrir aux autres les encouragements nécessaires, pour les rendre conscients de leurs propres non-encore-réalisés potentiels, de leur permettre de croire en eux-mêmes, de leur donner le support nécessaire pour aller de l’avant, et même les encourager à se surpasser.

Un cours de yoga est une allégorie de la vie : on souffre sur le tapis de yoga, on y ressent de la joie, on apporte son support aux autres, on y ressent beaucoup d’émotions, c’est un moment magnifique, partagé et sacré. J’espère que ce que je donne lors de mes cours de yoga a un effet bénéfique également en dehors du tapis de yoga.

compassion

Et pour ceux qui parfois, comme moi, ont des doutes, souvenez-vous du proverbe africain : « si vous pensez que vous êtes trop petit pour faire une différence, c’est que vous n’avez jamais passé la nuit avec un moustique ».

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