Stimulons notre conscience démocratique…

… et reprenons nos vies en main !

Prenons exemple sur le courage et la détermination du peuple turc, brésilien, et ceux dont nous n’avons pas encore entendu parler, et OUVRONS LES YEUX ! La violence et les malversations de certains gouvernements sont beaucoup plus insidieuses mais pas moins condamnables que ceux qui font appel à la police et à la torture pour soumettre et exploiter un peuple…

La barbe de ces articles qui se veulent soi-disant des articles de fond sur tel mouvement ou sur leurs origines, leurs implications, leurs portées, leur importance… Ce que l’on lit (ou voit) la plupart du temps dans les médias, ce sont tout simplement des « masturbations » intellectuelles qui se demandent seulement si oui ou non les politiciens au pouvoir et ceux qui ont la prétention d’y accéder doivent (ou pas !) en tenir compte dans leur ligne de conduite. La parole des économistes est devenue parole d’évangile, celles des médias, aussi sacrée que la Bible ou le Coran… Autant dire que la personne en tant que telle, ainsi que ses revendications et sa voix ne comptent que pour très peu devant les impératifs du pouvoir… et les besoins d’audience des médias !

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Politicien ou journaliste, chacun tire la couverture vers soi, au détriment du respect des gens, de leurs opinions et de leurs attentes réelles. Car concrètement, pourquoi se préoccuper des convictions et des revendications profondes de ces personnes, et imaginer que ces mouvements de contestation se sont pas uniquement symboliques, tel un caprice de gamin que l’on peut simplement ignorer, mais bel et bien l’expression d’une véritable démocratie qui veut retrouver sa place !

L’Europe, comme le reste du monde, vit actuellement une crise. Tout le monde le sait, on nous le rabâche sans cesse depuis des mois. Mais la crise n’est pas uniquement économique (et bien évidemment « malheureusement incontournable », comme on veut bien nous le laisser croire pour mieux nous manipuler), mais elle est aussi identitaire et l’expression d’un malaise non seulement personnel, mais également social, dans le sens où chaque membre de la société, chaque individu, a perdu sa place de citoyen pour se retrouver non plus acteur, mais simple spectateur de son propre avenir… Les décisions sont prises par une poignée de leaders (pour la plupart à la tête du milieu des affaires et donc du pouvoir économique), et leurs décisions ne vont absolument pas le sens de l’intérêt général mais du leur uniquement.

La société dans laquelle nous vivons, et que nous avons contribué à construire, n’est plus à notre service, mais c’est nous qui sommes au sien ! Contrairement à ce qui devrait être, la société n’est plus là pour favoriser l’épanouissement de chacun, mais c’est l’individu, esclave du système, qui contribue à l’épanouissement de la société, au détriment de son propre développement et de son bien-être.

La crise a bon dos… On la bichonne, la crise, on s’en gosse, on l’explique, on en discute, mais jamais dans le sens de s’en libérer… Les trois-quarts des articles que j’ai pu lire essaient avec plus ou moins de succès d’en rechercher les causes, et sont bien souvent d’accord pour dire que la crise n’est pas le déclencheur des mécontentements mais plutôt un cristallisateur… Autant dire que c’est pas grave et que l’on peut continuer comme cela… Scandaleux !

Ce qui me choque le plus, c’est que la plupart des journalistes et des intellectuels essaient de justifier les revendications à travers le prisme de telle ou telle mouvance politique, alors que la plupart des revendications sont universelles, et ne sont en aucun cas conditionnées par une tendance politique. Il est tellement plus facile, pour faire de l’audience, pour vendre son émission ou son magasine, ou pour un parti d’opposition qui veut se faire élire, de dire que la montée du néonazisme, du racisme ou encore du « malaise social » est le fait d’une mauvaise gestion du parti actuellement au pouvoir. Et pour celui qui est au pouvoir, de justifier sa politique d’austérité par le fait que la crise est globale et « indépendante de sa bonne volonté » ! Scandaleux !

A l’heure actuelle, la classe politique, des affaires et les médias ne travaillent absolument pas dans le sens des citoyens et de leurs intérêts, mais uniquement dans le sens du profit et du pouvoir. Toujours plus d’argent et de pouvoir… pour moi ! Pour que le peuple ne s’en rende pas trop compte et ne vienne pas contester mes décisions et ma soif de pouvoir, MOI, médias et classe dirigeante, je distille les informations qui m’arrangent, focalisent l’attention des gens sur le sommet de l’iceberg, contribuent à instaurer un climat de peur, et surtout, je crée des besoins artificiels pour occuper les gens et les pousser à consommer. Bref, je lobotomise la grande majorité de la population. Population qui se débat tant bien que mal dans les méandres de la fameuse crise, en se demandant comment ils vont pouvoir acheter le dernier téléphone mobile ou la console de jeu dernier cri, bien entendu indispensable à leur bien-être, alors qu’ils ont déjà du mal à boucler leurs fins de mois… C’est tout simplement criminel.

Meilleurs amis du politique et du businessman, ce sont aussi les banquiers, maitres de la finance nationale et internationale qui exploitent sans vergogne monsieur tout le monde. A coup de crédit miracle, de baisse de taux, de promesses alléchantes, qui ne sont mis en place que pour le bien-être de sa clientèle, ils continuent à saigner aux quatre veines le pauvre épargnant qui a bien du mal à comprendre que son banquier ne désire qu’une chose : récupérer le plus d’argent possible… Depuis quand les banques sont-elles là pour nous rendre service ? Entre les services payants (alors qu’elles jouent avec notre argent pour spéculer et en gagner !) et leurs nouvelles compétences (assurances, téléphonies…), rien ne leur échappe… Ne parlons même pas du gouvernement qui raquette carrément les économes, en inventant taxes et taux qui varient tous les ans pour récupérer encore plus sur les maigres revenus des livrets d’épargne… Je comprends mieux que certains politiques poussent les gens à faire des économies en prévision des jours mauvais, qui ne manqueront pas d’arriver, puisque non seulement ils les taxent sur leurs salaires, mais au cas où un centime leur échapperait, également sur ce que leur rapporte leurs économies…

Je ne suis pas contre les impôts et les taxes. On m’a toujours expliqué que cet argent servait la communauté, ainsi que moi, dans le sens où impôts et taxes servaient à payer les soins médicaux, les installations routières, les services communaux, l’éducation, etc etc… Or, depuis quelques temps, il me semble malheureusement que l’argent que je donne ne va que dans la poche de spéculateurs sans vergogne, et dans le remboursement des diverses dettes contractées par les gouvernements depuis des générations (auprès d’ailleurs des mêmes spéculateurs sans vergogne cités plus haut), dettes dont l’origine est tout simplement une mauvaise gestion de budget, dont je n’ai aucunement la responsabilité, mais dont je paie les conséquences ! En fait, je suis juste bon à payer pour les caprices et les « erreurs » des leaders, pour qu’ils puissent tenter d’assouvir leur soif de pouvoir toujours plus grande et continuer à mener leur train de vie aussi extravagant que leur égo est démesuré…

Et c’est encore plus flagrant à l’échelle de l’Europe, championne dans ce domaine, et dont le déclin est imminent. Entre sentiment de marasme économique, appauvrissement culturel et déficit démocratique, sans parler des guéguerres intrinsèques qui prennent beaucoup trop de place dans l’élaboration des règles et de l’avenir de la communauté européenne, rien n’est fait, dans les politiques publiques, pour une revitalisation des institutions ou de l’économie. Du coup, il y a un profond sentiment de dépossession, qui s’inscrit dans le fait que toute décision échappe au peuple européen. Ces ressentiments sont grandement exploités par les partis nationaux, ce qui jette encore plus d’huile sur le feu, et de confusion dans les foyers… C’est le jeu de la grande illusion : en renvoyant la faute sur les autres, on évite ainsi de devoir réfléchir et solutionner les problèmes que l’on a chez nous. C’est toujours la faute de l’autre…

Il serait peut-être tant que dire à tous ces dirigeants que tout cela est terminé, et leur rappeler que les gens ne sont plus des esclaves depuis 1848 ! Le fruit de mon travail est en partie fait pour contribuer au bien-être social de la communauté, certes(!), mais aussi du mien… Et ne doit pas profiter uniquement à une poignée d’exploiteurs, qui ont oublié que leur devoir est de SERVIR et non de SE SERVIR !

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